Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /Déc /2007 11:05
 
 EN ATTENDANT

LE VOTE DES BÊTES SAUVAGES

Prochaine représentation :

6ème FESTIVAL DE LA VOIX

Soisy sous Montmorency

28 mars à 20h 30

Avec le choeur Carpe Diem, dirigé par Alain Palma


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Théâtre musical
Pour quatre comédiens-chanteurs, trois musiciens et un choeur

D'après le roman d'Ahmadou Kourouma publié aux Editions du Seuil

 

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Adaptation et mise en scène de Sugeeta Fribourg,

Musique d'Alain Huteau

Direction musicale : Jean-Yves Aizic

Avec : Damien Bigourdan, Serge Djen, Anne Le Coutour, Pol M'Belé

Production : Le Grand Théâtre de Reims - La Chouette en Liesse
Avec le soutien de : Arcal, Fonds de création lyrique, Arcadi, Spedidam, Beaumarchais

Diffusion : La Chouette en Liesse
 01 40 35 20 22  - 06 60 52 64 62

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GRAND THÉÂTRE DE REIMS

13, rue de Chanzy - 51000  Reims

lundi 25 février 2008 à 14 h 30

mardi 26 février 2008 à 14 h 30 et 20 h

Avec le choeur du conservatoire de Reims, dirigé par Yves Weiger

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THÉÂTRE SILVIA MONFORT - PARIS

106, rue Brancion - 75015  Paris

29 février et 1er mars à 20h30

2 mars 2008 à 16h

Avec le choeur Carpe Diem, dirigé par Alain Palma


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En attendant le vote des bêtes sauvages est l’adaptation d’un roman d’Ahmadou Kourouma qui a obtenu le "Prix Inter" en 1999. C’est une saga, entre le conte et la chronique, qui évoque et fustige la situation en Afrique. Avec une écriture fascinante, un humour ravageur et désinvolte, l’auteur dépeint la montée au pouvoir de Koyaga, figure archétypale de ces dictateurs machiavéliques qui pullulent sur le continent africain.
Koyaga est-il aimé de son peuple ? C’est une évidence, chacun le sait !!! La preuve ? Il est plébiscité par le peuple. Et si ce peuple venait à lui faire défaut… Les bêtes sauvages, elles-mêmes sortiraient de la brousse pour
voter en sa faveur.

 

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>NOTE D’INTENTION

Par Sugeeta Fribourg

E
n attendant le vote des bêtes sauvages est une critique lucide contre la dictature menée par des hommes sans scrupules sur la terre africaine. Il nous raconte la montée au pouvoir du chasseur-président Koyaga, un tyran de la pire espèce qui pille, magouille et tue sans vergogne.
I
nterprété par quatre comédiens-chanteurs, trois musiciens et un chœur, le spectacle, conçu comme une cérémonie purificatoire, se déroule en quatre tableaux qui représentent quatre veillées, entrecoupées de proverbes. La représentation se passe dans un lieu et un décor uniques. Tous les interprètes sont sur scène. Au centre d’un chœur et des trois musiciens qui accompagnent et veillent au bon déroulement de la cérémonie, se trouvent Koyaga, le président-dictateur, Maclédio, Bingo incarnés par des comédiens-chanteurs ainsi que Tiécoura.
C’
est Bingo, un griot de la confrérie des chasseurs et Tiécoura, son répondeur, un initié en phase purificatoire, un fou du roi, à qui reviennent de raconter sans rien omettre la vie du président Koyaga, maître-chasseur et dictateur de la pire espèce. Le récit mêle homme et bêtes sauvages, dénonce les aspects d’ombres et de sang de son règne avec une ironie cruelle et une puissance d’évocation.

C
e conte philosophique est entrecoupé de proverbes africains chantés qui évoquent les animaux, la nature, la vie et la mort. Ces intermèdes, respirations alliant poésie et humour apportent une distance au tragique, ce qui donne encore plus de force et de vivacité au récit.

P
lus encore que la violence et la cruauté qui caractérisent l'ensemble des régimes au pouvoir durant ces années, Ahmadou Kourouma stigmatise l'action machiavélique des puissances occidentales qui ont sans vergogne exploité le malheur de millions d'Africains.

A
hmadou Kourouma s’est largement inspiré des différentes dictatures et nous propose ce conte philosophique pour mieux nous faire saisir la complexité de la situation africaine.
S
i j’ai choisi d’adapter ce roman, c’est qu’il s'inscrit comme une véritable lumière pour mettre à nu les réalités du pouvoir de l'Afrique d'après les indépendances...

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>RÉSUMÉ

Koyaga est le fils de Nadjouma, une grande guerrière et de Tchao, un grand lutteur, le premier homme à avoir rompu le tabou de la nudité de sa tribu pour pouvoir arborer les décorations de guerre qu'il a reçues à Verdun en 1917. Cet acte marque le début de l'exploitation des hommes nus par les colons français. A la naissance de Koyaga, Nadjouma se sent très malade après avoir accouché. Elle se rend chez le marabout Bokano, aux dons de guérisseur, qui l’aide à se rétablir. Ensemble, grâce à la magie, ils vont protéger Koyaga. Très jeune déjà, Koyaga hante les animaux qui vivent là et devient un très grand chasseur. Il débarrasse la population de plusieurs créatures immondes qui terrorisent les villageois.

 
 

Koyaga se sent l'âme d'un chef et c'est naturellement qu'il décide de prendre le pouvoir dans le pays en organisant l'assassinat du président Fricassa Santos qu'il remplace. La sorcellerie le protège, l'immunise. Koyaga engage Maclédio comme ministre de l’Orientation. Ensemble, ils parcourent l'Afrique, et font la rencontre de nombreux dictateurs auprès desquels Koyaga prend des leçons de despotisme. Grâce aux pouvoirs que lui confère la magie de sa maman et du marabout Bokano, Koyaga déjoue tous les complots, triomphe de tous ses ennemis. Jusqu’au jour où, s’étant fait passer pour mort, il perd la trace de la maman et du marabout.

 

C’est alors que Koyaga se souvient de ce que sa maman et le marabout Bokano lui avaient enseigné s’il les perdait : faire dire son récit purificatoire par un griot des chasseurs et son répondeur. Tout avouer, tout reconnaître, sans rien omettre. Ne laisser aucune ombre. Ainsi Koyaga pourrait briguer un nouveau mandat de président avec la certitude d’être réélu. Et si d’aventure les hommes s’avisaient à ne point voter pour lui, les animaux sortiraient de la brousse, se muniraient de bulletin de votes pour le plébisciter.

 
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AHMADOU KOUROUMA - Écrivain

Ahmadou Kourouma est un écrivain atypique.  Né en 1927 en Côte d’Ivoire alors colonie française, il est issu de l’ethnie Malinké.
D
ès l’enfance, le jeune Ahmadou va percevoir très distinctement les déchirements existant entre les traditions ancestrales de son pays et les valeurs prônées par la colonisation à travers le prisme de deux figures paternelles. D’un côté, son père - infirmier - pur produit de la colonisation qui bénéficiait d’incroyables passe-droits. De l’autre, l’homme qui l’a véritablement élevé, son oncle, un maître-chasseur, issu de la hiérarchie sociale traditionnelle de l’ethnie Malinké, à la fois marabout et guerrier.

A
près des études supérieures au Mali, Ahmadou Kourouma va refuser de se joindre à l’armée de répression d’un mouvement de libération de l’Afrique. Il s’engage en tant que tirailleur sénégalais en Indochine durant quatre années.

A
la fin de la guerre, Ahmadou rejoint la France et poursuit des études de sciences et de mathématiques. Lorsque l’indépendance de la Côte d’Ivoire est proclamée, il regagne son pays. Très vite considéré comme opposant au régime, il va être emprisonné durant de longs mois, ce qui va éveiller chez lui une prise de conscience aiguë des divers errements des gouvernements postcoloniaux. Dès sa sortie de prison, il devra s’exiler.

A
ujourd’hui Ahmadou Kourouma est considéré comme l’un des plus grands auteurs africains de langue française. Figure majeure de la littérature africaine, écrivain au verbe haut et à la vision acerbe, il porte un nom prédestiné qui signifie « guerrier » en malinké. C’est en effet un guerrier de l’écriture qui a choisi de porter un regard très critique sur les gouvernements issus des indépendances. Venu tard à l’écriture, il a pris position et s’est battu toute sa vie.
 
 
 
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>AHMADOU KOUROUMA a écrit quatre ouvrages en plume majeure, dans lesquels il dénonce en une satire féroce trois décennies de régimes totalitaires issus des indépendances. :

"Les Soleils des indépendances" (1976), "Monné, outrages et défis" (1990), 

"En attendant le vote des bêtes sauvages" (1998) qui a reçu le prix Inter-Allier,

"Allah n'est pas obligé"  (prix Renaudot). Il est aussi l’auteur d’une pièce de théâtre :

"Le Diseur de vérité" et d’une demi-douzaine de romans pour enfants.

 

Alain HUTEAU - Compositeur
T
itulaire de deux premiers prix d’instruments (percussion et saxophone), d’une première médaille de formation musicale, des certificats d’analyse musicale, harmonie et contrepoint au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, du Certificat d’aptitude de professeur, Diplômé du Berklee College of Music de Boston, Alain Huteau mène une triple carrière de soliste, de compositeur et de pédagogue.

Dès la fin de ses études, il devient l’un des principaux percussionnistes du « show business » :à ce titre, il effectue un très grand nombre d’enregistrements de disques, d’émissions de télévision et accompagne des artistes français et internationaux comme Mikis Théodorakis, Charles Trenet, Léo Ferré, William Sheller, Dee Dee Bridgewater,… lors de concerts en France et dans le monde.

Dès 1978, c’est la rencontre avec des artistes argentins et la découverte de la musique argentine qui vont l’amener à jouer avec Mercédès Sosa, Jaïro, Suzana Lago, les compositeurs José Luis Castinera de Dios, Gustavo Beytelman, Octavio Lopez, Oscar Strasnoy, José Luis Campana, le groupe Anacrusa, le bandonéoniste Juan José Mosalini...

Après avoir côtoyé le monde de l’orchestre classique pendant plusieurs années (Opéra de Paris), il oriente définitivement ses activités vers la création. Soliste de l’ensemble de musique contemporaine 2e 2m, il participe à de nombreux festivals : Prague, Bucarest, Londres, Berlin, Lisbonne, Barcelone, Taïpei, Caracas ,Helsinki, Rome, Paris (Radio France), Strasbourg (Musica), San Remo, Buenos Aires…
Pédagogue, Alain Huteau anime de nombreuses master-class et enseigne la percussion au Conservatoire à rayonnement régional de Cergy-Pontoise (Ile-de-France).

Passionné de musiques ethniques et extra-européennes, il mène des recherches sur les instruments de percussion à lames et crée la Compagnie « L’Âme des Lames », (Conférence audio-visuelle « Les Lamellophones », spectacles « jeune public », concerts).

Dans le domaine de la composition, échappant au phénomène de mode ou de tendance musicales, Alain Huteau se définit comme un « musicien écrivant de la musique ». Nourri de ses nombreuses expériences, au travers de différentes œuvres ("Nord-Sud", "Kila", "Liù", "Acoupa", "l’Oiseau d’Or"), il pratique la mixité des musiques et des cultures, favorisant et militant pour la connaissance de « l’autre », la rencontre, l’échange, autant de sources d’épanouissement et de paix entre les peuples.

 >Catalogue d’œuvres Alain HUTEAU

"Six pièces pour percussion" (éditions SEMI)
"Un tour du monde en percussion" (éditions Zurfluh)
"Deux Histoires de jazz pour flûte traversière et vibraphone"
(éditions Lemoine)
"Ragtime pour percussion et contrebasse à cordes"
(éditions Lemoine)
"Deux études cosmiques pour vibraphone" (éditions Billaudot)
"Brève esquisse pour violoncelle"
"Aqua" (commande de l’ADIAM 78 pour orchestre d’harmonie)- éditions Alfonce Production
"Nord-Sud" (commande de l’ADIAM 95 pour instruments de gamelan et orchestre à cordes)
"Liù" (cantate pour soliste, récitante, chœur d’enfants, chœur mixte et orchestre)
Kila (commande de la Nouvelle-Calédonie. Cantate pour solistes, chœur d’enfants, chœur mixte et orchestre)
"Acoupa" (commande de la Guyane française - pièce pour orchestre et percussions traditionnelles)
"Une vie, une voix" (commande du Festival de Saint-Sauves (Auvergne) : musique chorégraphique pour trio de percussions)
"Les Roses", "L’Horizon" (commande de la compagnie le Théâtre sans Toit : spectacle Les Anges)
"L’Oiseau d’Or" (spectacle jeune public sur un livret de Sugeeta Fribourg"

Créations 2007-2008
Novembre 2007 à Montmorency : "L'île des tortues sans têtes", œuvre pour chœur et orchestre de jeunes sur un livret de Sugeeta Fribourg
Janvier 2008 à Calais : pièce pour flûtes à bec et percussion
Février -mars 2008 à Reims et Paris : "En attendant le vote des bêtes sauvages", opéra-théâtre sur un livret de Sugeeta Fribourg
Avril 2008 au Festival d’Essaouira (Maroc) : œuvre pour chœur, soliste, piano et percussion
Mai 2008 à Champigny-sur-Marne : "Une petite histoire, Hommage à Igor S." pour ensemble à vent et percussion
Juin 2008 à Cergy-Pontoise : œuvre pour groupe rock et orchestre symphonique

Jean-Yves AIZIC - Directeur musical

Né en 1973, il étudie le piano avec Denyse Rivière et poursuivra ses études musicales au CNSM de Paris, où il obtiendra ses premiers prix dans les classes d'écriture, d'accompagnement vocal et de direction de chant. Il a travaillé en tant que chef de chant et pianiste pour des théâtres lyriques tels que le Grand Théâtre de Tours, le Théâtre Graslin à Nantes, les Opéras de Rennes, Angers et Rouen, ou l'Opéra Comique à Paris. Il est aussi pianiste et directeur musical pour des compagnies telles que l'ARCAL, la Péniche Opéra, la Compagnie du Pain d'Orge, la Clef des Chants, la Chouette en Liesse ou le Grand Théâtre de Reims.
Passionné par la création musicale contemporaine, il participe aux productions des ensembles 2e2m et TM+ : "Micromégas" de Paul Méfano, "Liebestod" de Georges Aperghis, "Jeu de pomme, jeu de Paul" de François Narboni, "Cantatrix Sopranica L". de Arnaud Petit, "L'
Épanchement d'Écho" de Gérard Pesson et Daniel Dobbels.
Il est également directeur artistique pour le label Maguelone et spécialisé dans la restitution du patrimoine lyrique pour les éditions musicales Boosey & Hawkes, Durand-Salabert-Eschig et la Fondazione Pergolesi-Spontini ; il participe ainsi à l'Offenbach Edition Keck ("Les Fées du Rhin", "Fantasio", "La Périchole", "Il Signor Fagotto") et a reconstitué la version originelle à deux pianos de "Yes !" de Maurice Yvain, ou "La Grippe espagnole", numéro de revue sur un texte de Sacha Guitry, ou encore la "Theatralische Abentheuer", opéra de Mozart, Cimarosa et Goethe.

Ses dernières réalisations l'ont plutôt poussé vers l'écriture avec la composition d'un "Gulliver-opéra", avec la collaboration de François Bou et d'Éric Herbette ou l'adaptation de "Mésaventures Lyriques", avec Lionel Peintre, d'après Mozart et Cimarosa. Membre des Octambules, il a écrit une "Fantaisie sur la Habanera" de Carmen, avec d'autres transcriptions d'opéra pour cette formation à huit mains sur un piano."

 
 

Par LA CHOUETTE EN LIESSE - Publié dans : saison 2007 2008
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Commentaires

C'est formidable et courageux de choisir de mettre en scène ce merveilleux roman de Kourouma. Cet écrivain mérite d'être à l'honneur. Bravo. Avec tous mes souhaits de réussite pour la suite.
Caroline Martino
Commentaire n°1 posté par Caroline Martino le 16/10/2007 à 14h25
 
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